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The Legend of Zelda : Link's Awakening

News postée le 12-03-2021
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Dans la catégorie jeux-video

On y jouerait les yeux fermés

En bon fanboy qui se respecte, mais aussi en nostalgique invétéré, j'ai été tout de suite attiré tel un elfe en combinaison verte par un pot en terre dans la maison d'un inconnu, vers ce remake du légendaire Link's Awakening.

Ma première expérience avec ce titre sur Game Boy remonte à si loin, que je ne me souviens plus si je l'avais terminé ou non. Raison de plus s'il en était besoin, pour me plonger dans cette cuvée 2019 malgré le coup de vieux lourdement asséné.

Eh oui, c'était il y a bien longtemps, les parties de Zelda avec les copains de l'école primaire, et à l'époque, ça je m'en rappelle comme si c'était hier, qu'on le trouvait dur, ce jeu ! Peut-être à cause de la pub pour "A link to the past" qui nous avait fait croire qu'on ne pourrait jamais voir la fin du jeu ? Ou peut-être parce qu'on était simplement moins bons à 9 ans qu'à 35.

C'est en tout cas d'une nouvelle jeunesse qu'est infusée la version codéveloppée par Nintendo et Grezzo et qui nous renvoie sur l'île de Koholint, alors que Link vient de s'échouer sur une plage, et que Marin, une habitante du village d'à côté, vient de le retrouver.

Que fait-on là ? Comment rentrer à Hyrule, où Zelda doit encore s'être mise dans un pétrin à peine croyable ? Comment aider les gentils villageois à se débarrasser des cauchemars qui hantent l'île ? Répondre à toutes ces questions, telle sera la quête de notre héros aux oreilles pointues.

Difficile de marcher sur les traces d'un jeu aussi culte que l'original sans le dénaturer, et pourtant, la mission est accomplie avec brio. Cette version gagne certes en maniabilité, en confort de jeu qu'il soit visuel, auditif ou sur le gameplay, mais on retrouve immédiatement l'ambiance et l'atmosphère d'antan.

En gardant la vue aérienne mais en proposant un aspect enfantin/jouet, on retrouve le chara-design de 1993 et ses personnages un peu boursouflés ou ces décors tout droit sortis d'une boite de Lego ou de Playmobils.

Mais parlons plutôt du jeu tel qu'il est, sans le comparer à son grand frère.

Classique dans son cheminement, le scénario imposera d'explorer l'île au fur et à mesure que l'on débloquera de nouvelles capacités : bombes pour faire péter les murs, bracelet de force pour soulever les rochers bloquant le passage, bottes pour courir et sauter, grappin pour accéder à des zones trop éloignées pour un simple saut, palmes pour nager... Chaque donjon sera l'occasion de prouver notre maîtrise de chaque capacité et d'en gagner une nouvelle, ainsi qu'un cœur supplémentaire pour la barre de vie.

Les donjons sont accessibles après les avoir déverrouillés, et pour cela, il faudra vaincre le gardien de la clé du temple. L'occasion d'affronter des mini-boss en forme d'échauffement. Dans les donjons, le but sera de trouver toutes les petites clés permettant d'accéder à la clé du cauchemar, ouvrant la porte qui abrite le boss de la zone, et donc l'un des 8 objets qui permettront à Link de terminer sa quête.

Regorgeant de secrets, la carte du monde aura beau être "petite", elle n'en sera pas moins un terrain de jeu varié et captivant pendant une bonne dizaine d'heures. Si le cheminement ne sera pas toujours des plus clairs, n'ayez crainte, les aventuriers perdus pourront toujours demander de l'aide dans les arbres qui abritent un téléphone et un personnage tentera de vous aiguiller dans la bonne direction.

C'est là qu'on s'aperçoit encore une fois de l'évolution du jeu vidéo quant au cheminement dans l'aventure principale. Là où aujourd'hui un GPS nous guide dans la bonne direction, il est vrai qu'en 1993, il fallait se débrouiller avec ce que l'on avait sous la manette. Cela donnait et donne d'ailleurs toujours lieu à des moments de flottement, où l'on avance à tâtons, où l'on essaie de se rappeler de détails vus plus tôt dans le jeu. Ou même pour certains boss, il faudra carrément tester tous les objets de l'inventaire avant de trouver celui qui aura de l'effet !

Cet aspect découverte par soi-même est au cœur du jeu, et je peux comprendre qu'il décontenance les non initié(e)s, ou tout joueur et joueuse qui est habitué(e) à suivre un chemin tout tracé.

Visuellement, c'est sublime. Techniquement, j'ai du mal à comprendre les chutes de framerate quand on passe d'une zone à l'autre. Certes cela ne dure qu'une ou deux secondes, mais là où on s'attend à une fluidité sans faille, cela s'apparente surtout à un manque d'optimisation. Mais c'est vraiment le seul reproche à faire et il n'est que peu de choses face au reste du soft, qui pour le coup est vraiment sans défaut dans la cuirasse.

Comme tout remake qui se respecte, la musique aussi est passée au 21é siècle, et toute l'OST a donc été réorchestrée pour le plus grand bonheur des esgourdes. Là où les sonorités du Game Boy ont tendance à rendre un peu dingue (oui, même les plus nostalgiques), c'est un bonheur de redécouvrir la musique d'un jeu qui tourne justement autour de mélodies. Certes c'est un leitmotiv d'une grande partie de la saga.

L'exercice est donc réussi, le jeu d'origine est totalement respecté, l'expérience n'en est que meilleure. A découvrir ou à redécouvrir, Link's Awakening fait et fera toujours partie du panthéon des jeux qui ont marqué l'histoire du jeu vidéo.

________________
Par Benben


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