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Helldivers

News postée le 03-06-2018
Tags reliés à cette news : helldivers, jeux video, playstation, multijoueur,
Dans la catégorie jeux-video

Helldivers

Difficile de dire à quel moment on a réellement terminé Helldivers. Terminé d'y jouer, fait le tour, ou carrément obtenu toutes les récompenses et leurs améliorations ?

Sur le papier, l'idée d'un tel jeu est terriblement alléchante. En vue de dessus, une équipe de 4 Helldivers doit en découdre avec des hordes d'ennemis tout en réalisant diverses missions avant de sauter dans une navette salvatrice. Et il est vrai que les premières heures de jeu sont convaincantes et prenantes.

Teinté d'une ambiance à la Starship Troopers de Vehroeven, avec un accent bien plus prononcé sur la dérision et l'humour en mode "America, fuck yeah !", le soft nous embarque illico dans cette distribution de démocratie chargée dans des fusils à pompe qui n'attendent que d'arroser Cyborgs, Bugs et autres Illuminates d'une ondée de liberté fumante. Mais premier bémol, passée la cinématique d'intro et les compte-rendus hebdomadaires du Sky-Marshal Killjoy, on sort bien vite du scénario et de l'ambiance. Hélas, les quelques phrases prononcées de manière automatique par nos Helldivers en plein combat ("For libertyyyy", "Freeeeeedoooom!" ou "Say hello to democracy"), si elles sont plutôt marrantes, ne sont pas suffisantes pour faire vivre pleinement l'ambiance délurée du titre.

Notre avatar dispose de son propre vaisseau, mais ne peut circuler que sur la passerelle, depuis laquelle on choisit les missions, on améliore l’équipement, on accède à l’encyclopédie, ou enfin, on se téléporte vers les parties d’autres joueurs. Chaque mission se découpe en plusieurs planètes, sauf pour les missions « boss ». Sur chaque planète, plusieurs objectifs sont à remplir avant de décamper fissa. Sécuriser une zone, rapatrier des otages ou une boîte noire, escorter un train, défendre un laboratoire, désamorcer des mines, faire exploser les nids d’insectes… Le tout étant rythmé par l’exécution de combinaisons de touches pour déclencher le déploiement de rampes de lancement ou l’analyse géothermique d’un terrain. Et il faudra compter avec l’apparition de vagues d’ennemis alertés par des sentinelles ou bien attirés par les demandes de renfort.

Car du succès de la mission dépendra fortement quels renforts seront appelés. Ces renforts sont appelés « Stratagèmes » et peuvent prendre la forme d’un rappel de coéquipier tombé au combat, de simples munitions, d’armes lourdes, de frappes aériennes, de mechas badass, de véhicules divers et variés, de jet-packs, et j’en passe. Ces stratagèmes forment l’épine dorsale du gameplay et le rendent plus dynamique. En effet, arpenter une planète hostile à bord d’un véhicule blindé et armé sera beaucoup plus jouissif que de crapahuter. Cependant, comme à peu près 95 % des choses, les renforts peuvent également vous tuer. D’une part lorsqu’ils arrivent, à bord d’une capsule qui s’écrase à 2000km/h sur le sol, tout ce qui se trouve à l’emplacement de l’impact est pulvérisé. Si c’est parfait lorsqu’il s’agit d’un ennemi coriace, c’est tout de suite moins rigolo quand notre pauvre Helldiver se retrouve écrasé comme une crêpe suzette. Évidemment le team-kill est actif et il sera légion de se retrouver plombé par un autre Helldiver, ou bien écrasé par un véhicule. Agrémenté des pièges naturels dont recèlent les différentes planètes (éruptions volcaniques, terrains impraticables…), autant être averti, la moindre erreur ne pardonne jamais.

Chaque fin de mission donne lieu à un décompte des points d’expérience glanés : le niveau de difficulté de la planète, les objectifs réussis, le nombre de morts, et le nombre de Helldivers ayant réussi à quitter la zone donnent donc des points, qui donneront du galon à notre avatar. De simple troufion, on montera donc les échelons martiaux jusqu’au niveau 50. Ici aussi, gros bémol, les gains de niveaux ne servent strictement à rien. Aucun gain de points de vie, de niveau de protection ou de total de dégâts infligés. Le grade n’est au final qu’un indicateur du temps passé en jeu. Le seul élément RPG utile demeure la récolte d’échantillons, qui tous les 10 éléments donne un point de recherche pouvant être dépensé pour améliorer les armes ou les stratagèmes. Selon les systèmes de planète, on débloquera également de nouveaux équipements.

Les premières missions, de niveau 1, 2 ou 3 sont tout à fait abordables à un ou deux joueurs. Les ennemis sont plutôt faiblards et timides, mais on trouvera peu d’échantillons à ramasser. A partir du niveau 4, finir seul une planète commence à tenir de la mission suicide. Et à partir du niveau 6, il faudra obligatoirement jouer à 4 pour s’en sortir. Du succès dépendra également la cohésion d’équipe, ce qui pourra donner lieu à des échecs lamentables ou à contrario à des séquences véritablement épiques. Je me souviens encore d’une partie avec un anglais, un brésilien et un allemand, durant laquelle nos accents respectifs ont été mis à rude épreuve pour nous faire comprendre mais notre envie de nous en sortir fut victorieusement ponctuée de « Thank you gentlemens » et autres conseils distillés dans un anglais parfois douteux. Mais si on arrive à mettre l’accent sur la coopération, l’intérêt du jeu s’en trouve alors décuplé.

Mais hélas, la plupart des parties ne se passent pas ainsi. Tout le monde ne joue pas avec un casque, ce qui limite les interactions, et c’est souvent un peu chacun pour sa gueule. L’aspect communautaire est pourtant mis en avant par les développeurs, car tous les joueurs sont en mission dans la même galaxie, et chaque victoire apporte des points à la campagne globale de conquête des territoires et à chaque fois qu’assez de points sont gagnés, le Sky-Marshall vous félicite et le générique de fin se déroule. On entre alors bien vite dans une rengaine et une monotonie qui auraient pu être largement compensées par une personnalisation des avatars, et une plus grande variété des environnements.

Helldivers ne réussit donc pas son pari, et devient bien vite un jeu redondant et frustrant à force de décès surprises et/ou de difficulté exacerbée au-delà du niveau 9.

________________
Par Benben


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